17.03.2008
"Plus loin, plus vite, plus fort !"
Ok, ok, ok !

(Salut les gens de la planète blogosphérique !)
09:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2007
Sarkozy à Bordeaux : "Réformer ou mourir"

Réaffirmant sa volonté de réformes, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois usé d’un argument "hallucinant" :
"Le choix, c'est d'avancer, de changer, de se moderniser ou de mourir".
STOP.
14:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06.10.2007
Révoltes urbaines : le retour
Comme prévu, les révoltes urbaines font leur réapparition.
Dans un quartier populaire de Saint-Dizier (Haute-Marne), une cinquantaine de jeunes "encagoulés et masqués" âgés de "12 à 20 ans" ont attaqué jeudi soir, équipés de pierres et de barres à mine, des véhicules des pompiers et de la bac après avoir incendié la MJC de leur quartier. Ces incidents font suite à d’autres intervenus entre la police et un habitant de ce quartier, retenu prisonnier.
Malgré le renforcement de l’arsenal juridique pour réprimer la délinquance des mineurs et ce type d’infraction - il s’agit d’un crime puni par 15 à 20 ans d’emprisonnement -, rien n’y fait. Au contraire.
Peu importe : la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, s’est rendue rapidement sur place pour annoncer la mise à disposition de moyens supplémentaires pour la BAC. A l’échec du répressif : du répressif.
On constate une nouvelle fois et sans surprise toute l'inefficacité et tout le danger de la politique sécuritaire conduite par Nicolas Sarkozy. Jusqu’où faudra-t-il que ça aille pour qu’il en change ?
13:11 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
France / Nouvelle-Zélande : les Français y croient

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Si les Français vont avoir du mal à croire les uns et les autres dans l’affaire EADS, un sondage CSA pour Le Parisien nous apprend ce matin que 50% d’entre eux pensent que la France va battre ce soir la Nouvelle-Zélande en quart de finale de la coupe du monde de rugby.
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Une sondage qui s’imposait, une analyse des plus pointues :
"Il apparaît que les femmes, avec 50 % de oui, sont d'une manière générale plus optimistes que les hommes, seulement 49 %". Brillants.
"52 % des sondés électeurs de Nicolas Sarkozy voient les Bleus l'emporter, pour 51 % chez les électeurs de Ségolène Royal. De quoi rassurer le capitaine Raphaël Ibañez et ses hommes, lesquels savent pouvoir compter à 100 % sur le soutien de leur supporters...". Ouf.
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Il va falloir que les Français comprennent qu’en matière de sport comme de politique, tout ne devient pas possible.
P.-S. : remercions le ministère des affaires étrangères pour la mise à disposition de ce logo "Oui, je parle rugby".
12:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Délit d'initié chez EADS : Thierry Breton "vraiment pas content"

Devant une commission sénatoriale et les caméras de télévision, Thierry Breton, alors ministre de l’économie, a pu expliquer que l’Etat avait été "irréprochable" dans cette affaire. Dans un jeu d’acteur plutôt réussi, il a été très clair :
"Mon directeur de cabinet adjoint me dit qu’il vient d’apprendre par la presse, je vous le dis, Mesdames, Messieurs les sénateurs, tel que cela s’est passé, que la Caisse des dépôts s’était portée acquéreur de 2,25% des actions du groupe Lagardère. Ma réaction a été très claire : j’étais vraiment pas content".
On est prié de le croire.
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La Caisse des dépôts a quant à elle indiqué hier dans un communiqué qu’elle avait "agi de manière autonome" et n’avait "reçu aucune instruction de la part des pouvoirs publics".
On est prié de la croire. La Caisse des dépôts se présente, sur son site, comme suit : "La Caisse des dépôts et consignations et ses filiales constituent un groupe public au service de l’intérêt général et du développement économique du pays". Hum. Elle est par ailleurs "le numéro 1 en France du financement du logement social et de la politique de la ville". Voilà qui n’est pas pour rassurer Christine Boutin et Fadela Amara.
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On peut s'interroger par ailleurs sur les raisons qui ont conduit le président qui "veux moraliser le capitalisme" et "faire prévaloir la logique de la production sur celle de la rente et de la spéculation" à ne pas réagir instantanément comme il a l’habitude de le faire, ou seulement par la voix de son porte-parole pour dire qu’il n’était pas, lui non plus, au courant des difficultés qu’Airbus allait rencontrées au moment de la vente des parts du groupe Lagardère.
On est prié de le croire.
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Quelles issues ? Lagardère : au courant ou non ? De bonne foi ou délit d’initié ? L’Etat : au courant ou non ? De bonne foi ou complice ? On peut compter sur les services de l’Etat et la justice pour faire toute la lumière sur cette affaire. A n’en pas douter.
12:05 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
05.10.2007
Délit d'initié chez EADS : Dati vole au secours de Lagardère
Si seulement elle le pouvait. Mandatée par Nicolas Sarkozy pour dépénaliser le droit des affaires comme il l’avait promis à l’université d’été du Medef, Rachida Dati a installé hier le groupe de travail chargé de réfléchir à la question au moment même où des soupçons de délit d’initié pèsent sur le groupe d’Arnaud Lagardère (premier actionnaire d’EADS), dont le père avait en son temps fait de Rachida Dati sa protégée.
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Les membres de ce groupe réunis, Rachida Dati leur a retranscrit la feuille du route du président. Un seul mot d’ordre : "Je veux que vous soyez libres et inventifs". "Vous êtes libres de vous fixer les critères de dépénalisation qui vous paraîtront pertinents, libres de poser les limites que vous souhaitez, libres d'explorer les matières qu'il vous plaira". On peut compter sur les professionnels du droit bien choisis et les représentants du patronat pour faire preuve de beaucoup d'audace : il faut en finir avec ce "risque pénal excessif qui entrave l'activité économique". De l'air, toujours plus d'air.
Elle a tout de même lancé quelques pistes en dénonçant notamment cette "entrave" à la bonne marche de l’économie qui réside dans le fait qu’une entreprise se rendant coupable d’infractions puisse être sanctionnée "à la fois par l'autorité judiciaire et par une autorité administrative".
C’est précisément le cas du délit d’initié, sanctionné par l’Autorité des marchés financiers mais aussi pénalement : jusqu’à deux ans d’emprisonnement. Quel acharnement : il est simplement question, dans le cas d’EADS, de quelques millions d’euros de plus-value réalisés sur le dos du contribuable, l’Etat français ayant racheté les actions du groupe Lagardère.
Alors bien sûr, ce groupe de travail se gardera de proposer la dépénalisation du délit d’initié ou alors, sans en proposer la rétroactivité : à cette heure, une telle proposition ferait l’effet d’une bombe.
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Il n’empêche : la concomitance du lancement de ce projet de dépénalisation du droit des affaires avec les soupçons de délit d’initié qui pèsent sur le bien connu Lagardère participera à la prise de conscience de l’opinion du fait que Sarkozy, s’il s’est défendu mercredi lors des remontrances adressées à sa majorité d’être "au service d’un clan, au service d’un parti, au service d’une secte, au service d’une petite partie de la nation", qu’il est bel et bien au service d’une classe : celle des patrons. On peut espérer par ailleurs – une simple idée, comme ça - que le "gigantesque plan contre la fraude" du président soit moins bien perçu.

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04.10.2007
DSK : "Socialistes de tous les pays, modernisez-vous !"
Leur mentor fraîchement élu à la tête du FMI – "signant définitivement la reconnaissance par les socialistes français du triomphe de l’économie de marché mondialisée" comme on pouvait le lire ce week-end dans un quotidien bien placé pour le savoir : Libération -, les amis de Dominique Strauss-Kahn ont présenté mardi à la presse, dans un média planning bien pensé, un "Manifeste pour un socialisme nouveau" dans lequel ils expriment leur désir de "modernisation assumée".
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Un projet "historique" : mettre un œuvre un "socialisme du réel sans tabou idéologique" et libéré de son "surmoi marxiste". On croit rêver.
En vrac :
Promouvoir un "compromis assumé avec l’économie de marché". Ca fait juste 25 ans.
Préférer "l’égalité des chances" à la "la lutte contre les inégalités". Malek Boutih en préposé ?
Encourager "l’investissement utile au détriment de la rente et de la spéculation". Du Sarkozy dans le texte.
Reconnaître l’inadaptation du système de protection "au choc démographique". En clair : augmenter la durée de cotisation.
Abandonner "les faux débats, les faux clivages rhétoriques qui stérilisent la réflexion, entretiennent des complexes infondés vis-à-vis de l’extrême gauche, empêchent d’aborder les vrais enjeux et de donner à cette nouvelle volonté réformiste comme sa plénitude". Enfin.
Délaisser "un rapport purement critique pour miser désormais sur les apports positifs de l’économie de marché". Tellement positifs.
Ne plus considérer "les entrepreneurs comme une classe d’exploitants, un adversaire social à étouffer ou contrarier". Ca fait juste 25 ans.
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A cela, s’ajoutent quelques belles intentions qui sonnent "de gauche" :
"Le refus de toutes les formes de domination et d’exploitation". Toute la nature du "réel" du mode de production dominant.
"L’attachement de principe […] aux services publics, sécurité sociale, retraite par répartition, droit du travail, aides sociales…". Tout ce dont le capitalisme mondialisé et financiarisé ne s’accommode plus.
"Nous refusons que le travailleur soit traité comme une marchandise". C’est bien ce qu’il est.
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Assumer donc une modernisation déjà aboutie mais surtout, pour les strauss-kahniens, prendre le trait dans la course au leadership du PS et mettre DSK sur orbite pour 2012 – à défaut de s’opposer : leur préoccupation première. Bien leur en fasse.
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03.10.2007
Le Medef veut faire "table rase" des impôts des sociétés
Alors que le "nouveau contrat social" de Nicolas Sarkozy annoncé le 18 septembre reprenait toute une série de mesures directement inspirées des propositions du Medef, l’organisation patronale ne compte pas en rester là.
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Les Echos rapportait hier des propos ahurissants tenus la veille par la présidente de la commission fiscalité du syndicat, Marie-Christine Coisne :
"Il faut absolument s’attaquer aux grands impôts néfastes [frappant les entreprises] et en faire table rase".
Quels sont-ils ? La plupart : la taxe professionnelle, la taxe sur les salaires, l’imposition forfaitaire annuelle jusqu'à la taxe sur les véhicules de société. "Néfastes", on vous dit. Et le journaliste de préciser qu’elle ne parle pas de l’impôt sur les sociétés "puisque le président de la République a promis de le rapprocher de la moyenne européenne, ce qui équivaudrait à un allégement de plus de 8 milliards d’euros". Ce qui est fait n’est plus à faire.
Ce n’est pas tout, Marie-Christine Coisne accompagne sa réclamation d’une proposition : un "taux d’impôt national" qui pourrait se traduire par une augmentation de la CSG, de la TVA ou de l’impôt sur le revenu. "En somme, résume le journaliste – décidément bien audacieux -, Marie-Christine Coisne propose de faire basculer la fiscalité des entreprises sur la feuille d’impôt des ménages". Ni plus, ni moins.
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Ne pas s'y tromper : cette réclamation du Medef pourrait constituer le premier acte d’une communication bien réglée, conduite main dans la main avec leur mandataire : une annonce fracassante, une réaction négative de l’opinion et une mesure aux allures de compromis. Ici, la TVA sociale.
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02.10.2007
André Santini sommé de démissionner
C’aurait pu être un de ces gros titres du Parisien. Mais le journal – sans surprendre personne - a fait un autre choix.
A l’occasion de l’ouverture de la conférence sur "les valeurs et les missions" du service public qui doit aboutir à la "révolution culturelle" de la fonction publique, le quotidien titrait hier – sur la foi d’un sondage TNS Sofres abracadabrant : "Les fonctionnaires sommés de se réformer".
Le sondage réalisé pour le compte du ministère de l’économie indique que 98% des Français "réclament cette réforme" de la fonction publique telle que dessinée par le gouvernement selon l’interprétation du Parisien.
Petit mémorandum sur "cette réforme" : non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et autant de suppressions de postes, mise en place d’une évaluation individualisée base d’une rémunération au mérite, réduction des effectifs par la proposition d’un pécule de départ, possibilité d’un contrat de droit privé pour plus de flexibilité et moins de sécurité, nouvel allongement de la durée de cotisations de 40 à 41 ans.
Le titre si mesuré du Parisien s’établit sur les résultats obtenus à la question suivante :

Il y a juste un problème : le sondé est forcé d’être en accord avec une réforme de la fonction publique. On lui laisse simplement le choix de la considérer urgente ou non. Par ailleurs, la réforme dont il est question n’est pas explicitée : l’échantillon n’est pas interrogé sur les mesures de la réforme précisées peu avant.
Mais le journaliste est formel : "Comme en atteste le sondage […], cette réforme de la fonction publique, les Français la réclament, 66% d’entre eux la jugeant même prioritaire". Et ce grand journaliste d’ajouter - pour ses lecteurs plus ou moins hébétés : "Un chiffre de nature à conforter le chef de l’Etat dans ses choix". Avec et par celui de dire à ses lecteurs ce qu’il faut penser : tout l’objet du dossier.
Avant l’avènement de la République irréprochable de Nicolas Sarkozy existait une "jurisprudence Balladur" selon laquelle un ministre en exercice mis en examen devait démissionner. Le Parisien aurait ainsi pu commander un autre sondage et poser cette question : "André Santini, mis en examen pour prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux et détournement de fonds publics, doit-il démissionner de son poste de secrétaire d’Etat à la fonction publique ?". Aucun doute sur le résultat. Mieux : "doit-il démissionner de façon urgente ou non ?". Mais pas du tout : le secrétaire d’Etat est tranquillement interviewé sur cette réforme de la fonction publique sans un mot sur cette mise en examen. Un secrétaire d’Etat à la fonction publique soupçonné de détournement de fond public qui reste en poste, ça paraît simplement surnaturel, mais avec Nicolas Sarkozy, plus que jamais, tout devient possible.
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Cette entorse à la "jurisprudence Balladur" est cependant bien dérisoire face à l'entreprise idéologique de démolition de la fonction publique que le gouvernement veut engager. François Fillon a déclaré hier en ouverture de la conférence, toujours selon la même rhétorique catastrophiste, qu’elle était une "urgence nationale" : il veut "réformer, réformer et encore réformer". S’il peut compter sur ses appareils idéologiques d'Etat tels que Le Parisien pour dominer l’opinion tant que c’est encore possible, il va devoir malgré tout compter sur les agents de la fonction publique pour lutter, lutter et encore lutter.
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29.09.2007
Moral des ménages en forte baisse : "préoccupant pour la croissance", dit l'AFP

Vendredi 28 septembre, 15h22, première dépêche AFP :
"‘Coup de blues’ des ménages français en septembre préoccupant pour la croissance".
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La dépêche de cet opérateur de l’information, dont le titre pourrait paraître anodin, relaie la déjà consacrée primauté idéelle de l’économique sur tous les autres aspects de la vie sociale. Ici - non des moindres -, le moral des ménages.
L’Insee a donc publié hier la dernière vague de son enquête mensuelle (réalisée par téléphone auprès de 2000 foyers) sur le moral des ménages. L’indicateur enregistre, de juillet à septmbre (pas de mesure en août), une baisse spectaculaire (-6) pour atteindre un niveau comparable à celui de septembre 2006.

Alors que cette enquête devraient appeler les commentaires de sociologues sur la baisse du moral des Français per se afin d’en expliquer le pourquoi du comment, l’AFP nous livre ceux de deux économistes pour s’intéresser essentiellement à l’impact de cette baisse sur la consommation et la croissance.
Après quelques considérations d’ordre sociologique d’une banalité patente : "c’est la fin de la sarkomania" (Nicolas Bouzou, cabinet Astérès), "les Français ont perdu un peu confiance en l’avenir" (Alexander Law, Xerfi), l’AFP écrit :
"Les économistes redoutent surtout que la baisse du moral des ménages ne se traduise par une baisse de la consommation, principal moteur d'une croissance française pâlichonne depuis le début de l'année".
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La presse a ensuite embrayé :
Le Monde titrait dès hier soir : "Le moral des ménages chute, les chances d’atteindre 2% de croissance s’éloignent".
Le Figaro ce matin sur les craintes des mêmes économistes (N. Bouzou et A. Law) : "La déprime des ménages en septembre fait craindre aux économistes un ralentissement de la consommation, principal moteur de la croissance".
Libération consacre ce matin une simple brève en reprenant simplement ce commentaire de haut niveau de Nicolas Bouzou, élevé au rang d’analyste : "C’est la fin de la sarkomania". On se fait plaisir.
Et puis Le Parisien, une brève également qui reprend elle ce commentaire d’Alexander Law du même niveau et tellement informatif : "Les Français ont perdu un peu confiance en l’avenir".
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P.-S. : l’indicateur de l’INSEE portant sur le moral des patrons de l’industrie est, lui, stable en septembre.
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28.09.2007
François Chérèque frappé par un éclair de lucidité

C'était il y a deux jours. C'était en première page du Monde. En réaction à la proposition de Fillon de réviser le dispositif des carrières longues - pas grand-chose pourtant : ne plus permettre aux salariés travaillant depuis l'âge de 14 ans de prendre leur retraite avant 60 ans -, le leader de l'accommodante CFDT s'est interrogé :
"Que se passe-t-il au gouvernement ? Nicolas Sarkozy nous fait des gentillesses pour nous amadouer, et le premier ministre durcit le ton".
Mais que se passe-t-il à la CFDT ?
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Les amis irréprochables de Nicolas Sarkozy

En l’espace de deux jours, quatre amis, mentor ou relations du président de la République (irréprochable) se retrouvent soupçonnés d’infraction(s).
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André Santini et Charles Pasqua. La cour d’appel de Versailles a confirmé la mise en examen des deux hommes pour prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux et détournement de fonds publics.
Denis Gauthier-Sauvagnac. Chargé des relations sociales au Medef, vice-président de l’Unedic et président de la puissante Union des industries et métiers de la métallurgie, la justice s’intéresse aux conditions dans lesquelles il a retiré 5,6 millions d’euros en liquide des caisses de l’organisation patronale qu’il dirige.
Bernard Laporte. A un autre niveau, le futur secrétaire d’Etat et sa maison d’édition sont accusés de plagiat par une maison d’édition concurrente. L’avocat de cette dernière a déclaré que le dernier livre de Bernard Laporte présentait "des similitudes nombreuses voire confondantes" avec un précédent ouvrage du sélectionneur édité chez son client.
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A qui le tour ?
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27.09.2007
Roselyne Bachelot est gonflée

Le Monde publiait hier soir une tribune de Roselyne Bachelot intitulée "La vérité sur les franchises médicales". Bien.
Alors que la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports y développe des arguments tel que "contribuer [par les franchises] à financer les décisions qui s’imposent pour répondre avec efficacité à ce drame lancinant [Alzheimer] qui affecte tant de nos concitoyens" - mensonger et au niveau de démagogie insupportable ; "d’autres pays, avant nous, ont d’ailleurs fait ce choix éclairé" - utilisé autant que possible en Sarkozye, toujours aussi court mais tellement efficace, et utilise un lexique catastrophiste ("les franchises permettront d’affronter l’avenir") - pour produire là encore un mensonge , elle n’hésite pas à introduire son plaidoyer par ceci :
"Je n’ai pas l’intention de laisser quelques prestidigitateurs plus ou moins habiles manipuler l’opinion".
"Plus c’est gros, mieux ça passe" : elle l’a bien appris.
Une fête est organisée ce samedi pour combattre les franchises médicales, l’occasion pour l’opinion de lui dire ses quatre vérités.
Jean-Marie Bockel lance la Gauche Moderne

Le secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon a annoncé la création d’un nouveau parti, la Gauche Moderne, pour conduire des listes de "sarkozystes de gauche" aux prochaines élections municipales.
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Bockel s’est expliqué, dans un entretien accordé hier au Parisien, sur le sens de sa démarche : "J’ai essayé de rénover le PS de l’intérieur dans un sens social-libéral […]. Cela n’a pas abouti". Plaît-il ? "On m’a souvent confié que je disais tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas". D’accord.
Il explique plus loin que Nicolas Sarkozy a "encouragé" sa démarche. On le comprend bien. En fixant ses conditions : "En tant que membre du gouvernement, dit Bockel, je suis un allié de la majorité, un allié distinct, mais loyal. Je ne passerai des alliances aux municipales qu’avec des listes issues de la majorité présidentielle". Avec toutefois une entorse à la règle : "des gens du Modem se retrouveront vraisemblablement sur ma liste [à Mulhouse]". D’une pierre, deux coups : un pour le PS, un pour le Modem.
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C’est une bonne nouvelle. Les modernisateurs et autres rénovateurs du PS ont un parti prêt à l’emploi : une ligne claire et un nom moins archaïque, comme certains en son sein le souhaitaient. Qu’ils prennent la clé des champs du PS et ne dénaturent pas davantage le socialisme. Le "socialisme du réel" laissera davantage de place au socialisme réel et à la nécessaire fondation d’une grande formation rassemblant toutes ses forces.
09:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.09.2007
La "faillite" : un prétexte à toujours plus de libéralisme

Une situation "critique", "plus supportable", François Fillon est allé jusqu’à utiliser le mot "faillite" pour qualifier l’état des finances publiques. Le déficit et la dette de l’Etat, le déficit de l’assurance-maladie, le déficit de l’assurance-vieillesse : "nous sommes devant l’échec d’un système", a-t-il asséné.
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Le constat que la Sarkozye fait aujourd’hui – elle s’était bien gardée de le faire au moment du vote du paquet fiscal et ses 15 milliards par an – est un simple prétexte à la conduite de "réformes structurelles", en clair : de réformes libérales. Le ministre du Budget, Eric Woerth, après avoir exprimé une nouvelle fois le même constat, le confiait sans détour hier matin au Parisien : "Des réformes structurelles sont nécessaires". Et prévient déjà : "Elles seront menées à bien sans faiblesse". Mais dans la concertation sans doute, naturellement.
Le schéma est simple : diminuer les dépenses publiques -> diminuer les prélèvements obligatoires qui pèsent sur les entreprises -> augmenter la si bienfaisante compétitivité des entreprises, en clair : la rentabilité du capital.

Quelles "réformes structurelles" pour diminuer les dépenses publiques ?
"Refonder" la fonction publique : non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; engager une "profonde transformation" (Nicolas Sarkozy, 18 septembre, contrat social) du financement du système de santé : plus forte contribution des ménages dès janvier 2008 à son financement (franchises médicales) et, à terme, développement des assurances individuelles ; réformer le système de retraite : suppression des régimes spéciaux, allongement de la durée de cotisation et, à terme, glissement progressif vers un système par capitalisation ; diminuer les prestations sociales : chasse aux "fraudeurs" et sanctions "fermes", diminution des prestations familiales ; privatiser les services publics : aujourd’hui Gaz de France.

Ce prétexte - et les autres : chômage, mondialisation, délocalisations - à toujours plus de libéralisme pour toujours moins de qualité de vie ne sont "plus supportables". Il est l’heure de lutter "sans faiblesse". Par le corps dès le 18 octobre. Par l’esprit, les désenchantés à venir du sarkozysme y seront bientôt sensibles et viendront nombreux se joindre à celle du corps.
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25.09.2007
Le Parisien : "Heures sup' : Sarkozy vous a menti"

C’est ce qu’on pouvait lire hier matin dans Le Parisien. Entre les lignes, hein.
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Il s'agissait pour le journal du "fait du jour" : le mensonge de Sarkozy sur l’exonération des heures supplémentaires a pourtant été relevé il y a bien longtemps.
C'est un mensonge par omission que, candidat puis président, Nicolas Sarkozy a répété à maintes reprises :
"Pourquoi ne pas permettre à ceux qui le veulent de travailler plus pour gagner plus ?"
Selon cette formule, les heures supplémentaires sont choisies (librement) par les salariés. Or, Le Parisien met en garde :
"Des salariés risquent d’être déçus. Les salariés devaient en être les grands bénéficiaires. Or, c’est le paradoxe, la loi précise bien que c’est l’employeur qui décide d’octroyer les heures sup. Désillusion". C’est bien joué.
Le Parisien va encore plus loin dans la révélation :
"Travailler plus peut faire gagner moins. En travaillant plus, certains ménages modestes risquent de ne plus bénéficier de la prime pour l’emploi (PPE), soumise à des conditions de salaires dans la mesure où les heures supplémentaires sont synonymes de revenus supplémentaires. Ces heures rentrent aussi dans le revenu fiscal de référence qui détermine les taxes d’habitation et les taxes foncières. Paradoxe". Des mois d'investigation derrière.
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Le Parisien, en relevant ce qu’ils appellent les paradoxes de la mesure des mois après sa programmation par le candidat Sarkozy et quelques jours avant son application par le président Sarkozy, fait une nouvelle fois la démonstration de ses accointances, et doublement puisque ce "fait du jour" a pour but d’adoucir le désenchantement à venir de ses lecteurs.
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24.09.2007
Fadela Amara en direct des cages d'escalier

En marge des "Réunions de chantier" qui se déroule actuellement place Bellecour à Lyon, Fadela Caméra s’est rendue jeudi dans un quartier populaire de Vaux-en-Velin pour y parfaire l’opération de communication.
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Elle est arrivée avec ce cri du cœur : "Je veux être la ministre des cages d’escalier".
Sa cage d’escalier, c’est un blog :
"Il est difficile d'avoir vécu les émeutes de 2005, il faut condamner les violences, mais aussi écouter ce cri de souffrance, c'est pour ça que je veux être la ministre des cages d'escalier, j'ouvre un blog, je sais que ce n'est pas la norme, mais il faut une rupture avec les pratiques politiques habituelles". Fallait oser.
Fadela Amara n’en est pas restée là – oh non : les téléspectateurs des journaux télévisés ont pu la voir installée dans un canapé familial discutant en arabe avec la grand-mère, ravie de pouvoir partager gâteaux secs et jus d’orange. Impactant.
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La secrétaire d’Etat avait pourtant prévenu :
"Là où ça aurait été merdique, c’est de faire qu’une opération de com’ et de venir, et de dire… Voilà. Et de pas ressortir avec des accords. Ca, ç’aurait été nul. Mais c’est pas le cas", assure-t-elle devant les caméras de France 2, les mains dans les poches.
Quels sont ces accords ? Après l’échec d’un accord avec l’union des organismes HLM pour la vente de 40 000 logements dont ces organismes ont pu dire qu’elle ne constituait pas "une bonne réponse aux besoins des Français", Christine Boutin et Fadela Amara ont obtenu un prêt de 500 millions d’Euros auprès de la Banque européenne d’investissement pour contribuer au financement du Plan national de rénovation urbaine mis en place par Borloo qui consiste donc à rénover une partie du parc de logements sociaux. Même si le montant du prêt paraît dérisoire face aux milliards de cadeaux fiscaux accordés au début de l’été aux ménages les plus fortunés, cet accord est difficilement condamnable. Ca n’en fait pas pour autant une bonne réponse non plus : ce plan ne changera strictement rien aux problèmes des habitants des quartiers populaires – tout au plus moins de blattes dans les cages d’escalier ? - dont les déterminants sont beaucoup plus profonds.
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Fadela Amara n’a pas laissé passer l’occasion d’exprimer une nouvelle fois la vision dominante de la délinquance :
"On sait qu’il y a des groupes d’individus, de jeunes, mais c’est une minorité, hein. Visible, agissante, qui foutent la merde dans la cité et qui prend en otage l’ensemble". Y avait longtemps.
Traduction : la délinquance est le fait de personnes aux caractéristiques individuelles particulières. Elle ne saurait être socialement déterminée.
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Inquiétant, l’apparente illusion d’une partie des habitants de ce(s) quartier(s) qui copie/colle la rhétorique de Nicolas Sarkozy :
"Pour nous les femmes des cités, Fadela, c'est une icône, comme Rachida Dati. Ce sont des modèles, ce sont des femmes des cités qui sont arrivées à un certain niveau, alors pour nous c'est très encourageant, on se dit si elles sont arrivées, alors, nous aussi on va y arriver", dit l’une d’entre eux.
Comment vont-ils réagir lorsque, après avoir été trahis par "la gauche", ils s’apercevront qu’ils ont été trahis par Fadela Amara ? Ils pourront commencer par dégrader leurs logements neufs.
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23.09.2007
Sondages : le JDD inquiet, Le Figaro satisfait

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy baisse de 8 points d'août à septembre selon le dernier sondage (réalisé par téléphone) du baromètre Ifop-JDD (Fillon : - 7 pts) : "Un début d’inquiétude…" titre ce matin l’hebdomadaire du frère Lagardère.
Le dernier sondage Opinion Way-Le Figaro (réalisé en ligne) à paraître demain indique lui tout le contraire : "Les Français plébiscitent le style et l’action de Sarkozy" titre, avec toujours autant de mesure, le quotidien du poteau Dassault.
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Les inquiétudes du JDD
Sarkozy suscite un "cumul d’inquiétudes" selon l’ô combien expérimenté Jean-Luc Parodi (directeur de recherche au CEVIPOF et consultant Ifop), en précisant que "la partie de l’enquête effectuée après l’intervention télévisée n’enregistre pas de redressement significatif".
Ces inquiétudes sont d’abord liées à la façon dont Nicolas Sarkozy exerce sa fonction. Jean-Luc Parodi livre les verbatims des questions ouvertes portant sur les raisons du mécontentement : "gesticulation continuelle", "trop de show-biz", "il est partout est nulle part à la fois", du coup : "un peu agaçant", "il essaie de prendre les pleins pouvoirs", "dictateur", "système un peu totalitaire".
Deuxième série d’inquiétudes liées "à la conjoncture, aux politiques annoncées et aux réformes impatiemment attendues" : les mauvaises surprises du troisième tiers, les quotas d’expulsion, les tests ADN, la ligne étasunienne de la politique étrangère et, pour les impatiences, le "travailler plus pour gagner plus".
Jean-Luc Parodi se veut malgré tout rassurant en expliquant que la cote du président reste "exceptionnelle" - c'est surtout la baisse mesurée qui l'est - et lui recommande "en particulier" de modifier sa "pratique institutionnelle".
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Les satisfactions du Figaro
Rien de tout ça pour Le Figaro. De la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy aux réformes annoncées en passant par son style présidentiel, les Français approuvent à une écrasante majorité.
Interview : 76% "des Français" l’ont trouvé "convaincant".
Style présidentiel : les Français d’Opinion Way jugent Nicolas Sarkozy, à une large majorité, "dynamique", "courageux", "rassembleur", "à l’écoute", "rassurant" et "proche de leurs préoccupations".
Réformes : Le Figaro parle d’"adhésion massive aux réformes". Assouplissement des 35 heures, fusion ANPE-UNEDIC, sanctions plus fermes contre les chômeurs, libéralisation du droit du travail : tout y passe – ou presque -, et tout passe bien. Pour la réforme des régimes spéciaux, si les Français de BVA l’approuvent à 56%, ceux du CSA à 68% et ceux de l’Ifop à 71%, les Français d’Opinion Way approuvent à 85%.
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Reste à savoir qui, du frère Lagardère et ses mises en garde ou du poteau Dassault et ses encouragements, Nicolas Sarkozy suivra. Gageons que, pour l’heure, il ne changera rien. Très bien.
14:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.09.2007
Le contrat social de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a présenté hier au Sénat les réformes sociales sur lesquelles il enjoint les partenaires sociaux de s’accorder rapidement.
Considérant que le système social actuel crée "plus d’injustice que de justice", il a proposé un "nouveau contrat social" qui satisfait autant les intérêts du patronat qu’il néglige, fatalement, ceux des travailleurs.
35 heures
Poursuivre leur "assouplissement". Et Sarkozy de reprendre les mêmes arguments gagnants de sa campagne :
"Pourquoi ne pas permettre aux salariés de préférer, s'ils le souhaitent, la rémunération au temps libre ?"
Et puis : "[…] comme cela se pratique dans tous les autres pays".
Un premier argument fallacieux, un second un peu court.
Droit du travail
Nicolas Sarkozy veut davantage de flexibilité. Il avance timidement quelques propositions - celles du Medef (séparation à l’amiable, allongement de la période d’essai, procédures simplifiées devant les prud'hommes)-, et les défend par l’éternel chantage aux délocalisations.
Retraites
Naturellement, il faut réformer les régimes spéciaux "sans plus tarder". Deux arguments - toujours les mêmes : c’est une "question d’équité", et plus rien ne les justifie.
Pour le régime général, il a évoqué, c'est prévu, l'allongement de la durée de cotisation.
Chômage
Sarkozy souhaite un service public de l’emploi plus performant par la fusion ANPE-UNEDIC. Il veut également des sanctions plus "fermes" pour les chômeurs qui refusent "deux offres d’emploi ou une formation".
Et puis la volonté d’en finir avec les fraudeurs aux prestations sociales par des sanctions "rapides, exemplaires et dissuasives".
Assurance maladie
Il a confirmé la mise en place pour 2008 des franchises médicales qu’il justifie par l'insupportable chantage au financement de la maladie d’Alzheimer, du plan cancer et des soins palliatifs.
Il veut par ailleurs engager un débat, qui a eu lieu "chez tous nos voisins", sur le développement des couvertures individuelles complémentaires.
Pouvoir d’achat
Il n’est pas à un dogme près : "C'est dans l'accroissement de la concurrence, dans la libéralisation de certains acteurs […] qu'il faut aller chercher le pouvoir d'achat". Les Français jugeront.
Et puis cette belle proposition sur la fixation du smic : "Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement. Cette recommandation, le gouvernement sera libre de la suivre ou non".
En résumé :
Augmenter la durée du travail, précariser davantage le travail, augmenter la durée des cotisations, diminuer les prestations sociales, faire peser davantage le financement de l’assurance maladie sur les ménages.
Travailleurs de tous les régimes, chômeurs de tous les organismes, cotisants de toutes les caisses, bénéficiaires de toutes les prestations, consommateurs de tous les supermarchés, unissez-vous ! La fête va bientôt commencer !

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18.09.2007
Les porte-voix de la Sarkozye : Franz-Olivier Giesbert

Dans Le Point de cette semaine, le patron, Franz-Olivier Giesbert, joue, une nouvelle fois et de façon particulièrement caricaturale, le rôle d'un simple porte-voix. A propos de la réforme des régimes spéciaux, il adopte rigoureusement la rhétorique de l'exécutif, l'une et l'autre allant jusqu'à se correspondre terme à terme.
Les régimes spéciaux sont injustes
Sarkozy : "Je vais changer cette situation parce qu'elle est indigne".
Fillon : La réforme des régimes spéciaux est, selon lui, une "mesure d'équité".
Giesbert : "Il est plus que temps" de "réparer" une "injustice comme celle des régimes spéciaux". "Au nom de quel principe, en effet, certaines catégories des services publics ne participeraient-elles pas à l'effort général en restant cramponnées à leur retraite à 50 ans alors que, pour l'ensemble de la population, l'âge de celle-ci est passé de 60 à 62 ans et parfois plus ?". Le patron du Point en rajoute même côté mauvaise foi en évoquant les retraites à 50 ans qui concernent une partie très réduite des bénéficiaires des régimes spéciaux.
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Les régimes spéciaux n'ont plus lieu d'être
Sarkozy : "La vérité, c'est qu'il existe des régimes spéciaux de retraite qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et qu'il existe des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite".
Giesbert : "L'argument de la pénibilité ne tient pas debout quand il s'agit des agents roulants de la SNCF ou de la RATP, alors qu'on le refuse, par exemple, aux métiers de l'agriculture, du bâtiment, de l'hôtellerie ou de la restauration".
Ce type de journalistes nous rappelle chaque jour - en l'occurence chaque semaine - que les organes de presse pour lesquels ils travaillent ne sont que des Appareils Idéologiques d'Etat visant à diffuser "leur" idéologie (de classe). Et ce doit être aussi ce qu'ils aiment tant.

08:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.09.2007
Les porte-voix de la Sarkozye : Claude Imbert

Dans Le Point de cette semaine, l'éditorialiste Claude Imbert, joue, une nouvelle fois et de façon particulièrement caricaturale, le rôle d'un simple porte-voix. A propos de la "refondation" du système scolaire, il adopte rigoureusement la rhétorique de Nicolas Sarkozy, l'une et l'autre allant jusqu'à se correspondre terme à terme.
La nécessaire "refondation" de l'école
Sarkozy : L'idéologie soixante-huitarde libertaire a "mis la personnalité de l'enfant au centre de l'éducation au lieu du savoir". "L'autorité des maîtres s'en est trouvée ébranlée". Et "l'échec scolaire a atteint des niveaux qui ne sont pas acceptables". "Nous avons le devoir de leur apprendre [aux enfants] que tout ne se vaut pas, que toute civilisation repose sur une hiérarchie des valeurs, que l'élève n'est pas l'égal du maître".
Imbert : "La "refondation" prétend, n'est-ce pas, bâtir sur de nouvelles fondations ? Et d'abord rompre, j'imagine [quelle imagination !], avec une doctrine qui a mis l'enseignement cul par-dessus tête. Rétablir, en somme, la pente millénaire d'un savoir transmis depuis le maître qui le détient jusqu'à l'élève qui le reçoit. Avoir rompu ou corrompu cette hiérarchie naturelle nous vaut le naufrage où tant d'enfants de France furent précipités. [...] Le désastre est désormais publié".
L'école de demain
Sarkozy : "Ce que nous devons faire, c'est poser les principes de l'éducation du XXIe siècle qui ne peuvent pas se satisfaire des principes d'hier et pas davantage de ceux d'avant-hier".
Imbert : Au nom, par l'usage du "nous", de l'ensemble de la Sarkozye (de ses petits soldats donc à son président), il écrit : "Nous ne rêvons ni de restaurer l'école de nos aïeux, ni, d'ailleurs, d'en "refonder" une nouvelle sur une table rase".
Sarkozy : "L'égalité républicaine ce n'est pas de donner la même chose à chacun, c'est d'essayer de donner à chacun en fonction de ses mérites, de ses handicaps, de ses difficultés". "Je donnerai plus d'autonomie aux établissements pour leur permettre de développer leur projet pédagogique spécifique".
Imbert : "Nous souhaitons, c'est vrai, que s'éteigne peu à peu la doctrine dominante d'une éducation en ruine. Cette doctrine, que dis-je ? cette idéologie, cette religiosité, c'est celle d'un égalitarisme sommaire qui aura confondu la légitime égalité des chances avec l'illusoire égalité des individus, des aptitudes et des talents". "Contre cette passion égalitariste attachée au collège unique, à la non-sélection et au bac dévalué, [...] seules peuvent y pourvoir une patiente perestroïka, une lente et progressive autonomie des établissements".
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Ce type de journalistes nous rappelle chaque jour - en l'occurence chaque semaine - que les organes de presse pour lesquels ils travaillent ne sont que des Appareils Idéologiques d'Etat visant à diffuser "leur" idéologie (de classe). Et ce doit être aussi ce qu'ils aiment tant.

21:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.09.2007
La vérité sur les sondages
Le mois dernier, la cote de Nicolas Sarkozy baissait de 5 points pour Ipsos et gagnait 3 points pour l'Ifop d'un mois sur l'autre pour des sondages effectués la même semaine. Ce mois-ci, la même cote prend 3 points pour Ipsos et perd 5 points pour l'Ifop pour des sondages réalisés entre le 6 et le 8 septembre. Pour François Fillon, la différence est encore plus marquée : s'il prend 4 points pour Ipsos en septembre , il en perd 9 pour l'Ifop.
Face à tant de tendances contradictoires et si peu de fiabilité, il est temps de vous dévoiler, chers lecteurs, toute la vérité sur les sondages.
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L'équipement en téléphonie fixe
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Parenthèse. Nous n'abordererons pas particulièrement les sondages d'intention de vote qui sont confrontés à un problème supplémentaire : le décalage important entre les données bruts et les données finales, établies selon une méthode de redressement qui échappe à toute scientificité.
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La méthode d'échantillonnage
Pour composer leurs échantillons, les instituts de sondages utilisent la méthode des quotas. Après stratification par régions et catégorie d'agglomération, trois quotas sont appliqués : le sexe et l'âge de la personne interviewée et la catégorie socioprofessionnelle du chef de ménage. Concrètement, dans chacune des 5 régions UDA (fixées par l'union des annonceurs) et chacune des 5 catégories d'agglomération (du rural à la région parisienne), on interroge tant d'hommes, tant de femmes, tant de moins de 25 ans, tant de 25-34 ans, tant d'ouvriers, etc., selon les données de l'Insee. Jusque-là : aucun problème.
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Equipement en téléphonie fixe et méthode d'échantillonnage
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D'un sondage à l'autre
En conséquence, d'un sondage à l'autre, entre instituts ou au sein du même, les structures sociodémographiques de chacune des sous-populations varient : tantôt est obtenue, par exemple, une sous-population d'ouvriers avec 40% de plus de 50 ans, tantôt avec 60%. Ou bien une population de moins de 25 ans avec tantôt 40% de cadres supérieurs, tantôt 20%. Et si les structures sociodémographiques des sous-populations varient - et de fait, la structure de l'échantillon dans son ensemble -, eh bien les résultats aussi.
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Quelles solutions ?
20:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.09.2007
De droite ou de gauche ? Tous libéraux !
A partir d'un sondage LH2 effectué pour Libération mettant en évidence les opinions libérales des sympathisants de gauche, le quotidien "de gauche" s'interrogeait hier matin : "La gauche vire-t-elle à droite ?".
Nous verrons que cette question est totalement vide de sens..
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Préalable : le libéralisme
La philosophie libérale est apparue en France puis en Angleterre au 18ème siècle avec l'essor de la bourgeoisie. De droit divin pour les uns, utilitariste pour les autres, le libéralisme consacre la liberté individuelle par deux dogmes centraux : la rationalité et la responsabilité de l'individu. Ces dogmes originels restent les fondements de toutes les formes postérieures de pensées libérales (politiques et économiques).
Le libéralisme est l'idéologie dominante de toutes les sociétés occidentales. Qui ne reconnaît pas en effet la responsabilité et la rationalité des individus ? Il ne s'agit en réalité que de vues de l'esprit. Qui n'approuve pas aujourd'hui l'économie de marché ou la démocratie (libérale) ? Elles sont les produits de ces vues de l'esprit.
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Le clivage gauche / droite n'existe plus
Ce n'est pas nouveau. Les représentations collectives de "la gauche" et de "la droite" ne sont plus clairement distinctes tant les représentants stéréotypiques des deux catégories (UMP et PS) partagent les mêmes éléments idéologiques libéraux. Il y a bien longtemps que le courant social-démocrate (ou social-libéral) à supplanter le courant socialiste au sein du PS (qui porte ainsi bien mal son nom) et la quasi-disparation du gaullisme à l'UMP l'a définitivement ancré dans le libéralisme.
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Le sondage LH2 / Libération
Population interrogée :
800 personnes se déclarant "de gauche" interrogées du 17 au 25 août.
Méthode :
une batterie de questions à partir de laquelle une typologie est établie pour y extraire des groupes homogènes du point de vue de leurs opinions politiques.
Résultats :
4 groupes ont été identifiés :
. "Libéraux-autoritaires" (35%)
. "Sociaux-libéraux" (26%)
. "Interventionnistes" (24%)
. "Antilibéraux" (15%)
61% de libéraux parmi les sympathisants de gauche qui, plus que le reste de l'échantillon, sont favorables à des mesures libérales telles que les baisses d’impôts, la diminution des dépenses publiques, le moins d'Etat ou encore la privatisation de la sécurité sociale. Les "autoritaires" se distinguent eux par leur sensibilité à la sécurité et au contrôle de l'immigration.
Interprétation :
Selon ce qui précède, il n'y a rien d'étonnant à ce que des individus se positionnant "à gauche" aient des opinions libérales. Pour les aspects "autoritaires" des opinions mesurées, ce que nous avons décrit pour le libéralisme s'applique à l'identique pour ces aspects-là : Ségolène Royal a fait de l'ordre juste le concept central de sa campagne et certains au PS appelle à en finir avec l'"angélisme de gauche" en matière d'immigration. Conclure alors, comme le fait Libération, que ces individus, parce qu'ils ont des opinions libérales et/ou autoritaires, seraient passés à droite : c'est être "complètement à côté des clous"..
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L'edito de Joffrin
Bien embêté par ce résultat. Alors qu'il s'efforce de faire croire à son lectorat-cible qu'il est de gauche, il s'aperçoit qu'il est autant à droite que lui. Comprenez : autant libéral que lui. Alors il tente de les (se) rassurer. Bien que libéraux, ils sont toujours de gauche selon la démonstration qui suit :
"Et si une politique de gauche se jugeait d'abord par ses objectifs et ses résultats plus que par ses moyens ? [...] Deux exemples. Une politique qui réduit le chômage - et donc les inégalités [joli poncif] - en employant des moyens nouveaux est-elle moins de gauche qu'une autre qui échoue à le faire avec des méthodes classiques ? Une politique qui améliore le fonctionnement de l'école en réformant l'appareil scolaire est-elle plus à droite qu'une autre qui ne l'améliore pas en jouant le statu quo ?".
Mais ne sont-ce pas les objectifs affichés de Nicolas Sarkozy ? Eh bien, femmes et hommes de gauche, Laurent Joffrin vous le dévoile. Vous pouvez soutenir sans réserve le président Sarkozy : il est de gauche.
10:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.09.2007
Jean-Louis Borloo : objectif Groenland

Alors que nombre de scientifiques interpellent les pouvoirs publics depuis des années sur le réchauffement climatique, le froid groenlandais semble avoir réveillé Jean-Louis Borloo :
"Quand on a vu le phénomène en vrai, on n’est plus le même. […] On ne peut plus continuer à ne rien faire".
Et droit dans les yeux plutôt que face aux caméras, le répèterait-il ?
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Attendons les résultats du Grenelle de l’environnement (fin septembre).
Selon l'édition du Monde datée d'aujourd'hui, les participants du groupe sur le climat dudit Grenelle se sont accordés sur l’objectif de diviser par quatre les émissions (françaises) de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Bien.
Mais alors qu’à date ces émissions ne cessent d’augmenter et à un rythme encore plus rapide que par le passé, quel impact pourraient avoir les premières mesures évoquées ? "Baisse de la vitesse autorisée sur les autoroutes, instauration d’un bonus malus sur les automobiles en fonction des émissions de CO², lancement d’un grand plan d’isolation de l’habitat, etc". Les mesures significatives sont derrière l’« etc » ? Même dans l'hypothèse qu'elles soient appliquées partout dans le monde - étant entendu que c'est à cet échelon qu'il s'agit d'agir -, ces mesures ne sont pas à la hauteur des enjeux. De toute évidence.
Si on ne peut plus continuer à ne rien faire, Jean-Louis Borloo continue de brasser de l’air.

08:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2007
Régimes spéciaux : le piège tendu aux syndicats

François Fillon l'a affirmé dimanche dernier sur le plateau de Laurence Ferrari : "La réforme des régimes spéciaux est prête".
Alors que les premières mesures votées avant l'été n'ont pas encore été appliquées et a fortiori assimilées par le corps social, le gouvernement communique déjà sur les prochaines : TVA sociale, contrat unique, franchises médicales et maintenant la réforme des régimes spéciaux.
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Le but poursuivi par le gouvernement
Submerger les syndicats (et les organisations politiques qui défendent les intérêts des travailleurs) et tempérer les revendications liées aux premières mesures par l'annonce de mesures qui vont encore plus loin dans la régression sociale.
Deuxièmement, il ne faudrait pas seulement voir dans la sortie de Fillon sur les régimes spéciaux une volonté d'exister comme il peut : le but de cette nouvelle annonce est de monter l'opinion publique (majoritairement favorable à la réforme) contre les organisations syndicales qui représentent les agents de la SNCF, de la RATP, d'EDF et de GDF. Voilà le piège tendu.
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La position des uns et des autres
L'opposition à la réforme des régimes spéciaux est légitime : ils sont d'abord le produit d'âpres et longues luttes qui ne peuvent être balayées d'un "signal du président". Ensuite, le coût des régimes spéciaux représente seulement 7% du coût global des retraites : pas franchement une priorité pour résoudre le problème du financement des retraites. Et puis, lorsque le gouvernement met en avant le déséquilibre actifs / inactifs particulier à ces régimes, ce sont eux-mêmes qui souhaitent l'accentuer par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
La position majoritaire de l'opinion publique semble effectivement toute autre. Depuis la réforme des retraites Fillon de 2003 et une pression idéologique qui n'a cessé depuis, les gouvernants sont parvenus à faire avaler l'idée qu'il fallait cotiser plus longtemps par l'explication toute naturelle de l'allongement de l'espérance de vie et par l'éternel chantage à la compétitivité des entreprises dont il faut réduire les charges. Un mouvement auquel à contribuer le PS et que n'ont pas su empêcher les organisations politiques et syndicales qui défendent les travailleurs. Dont acte. On voit alors mal comment l'opinion publique pourrait se ranger du côté de ceux qui défendent les régimes spéciaux et leurs 37,5 années de cotisation quand la majorité des actifs a globalement accepté de cotiser jusqu'à 42 ans.
Ainsi, s'il se produit un "conflit majeur" comme l'évoque déjà la plutôt conciliante CFDT, le gouvernement ne manquera pas l'occasion de lancer l'anathème sur les syndicats qui s'opposeraient à la réalisation de l'équité en matière de régime de retraites à laquelle aspire les Français, pour reprendre les termes de la rhétorique du premier ministre. Avec cette rhétorique et des formules de la même lignée du type de celle que donnait hier soir au journal Le Monde Patrick Devedjian (« Les régimes spéciaux sont des avantages inégalitaires pour quelques-uns, payés par tous. »), il ne fait aucun doute que les syndicats seraient pris au piège et la légitimité perçue des actions syndicales n'en serait qu'amoindrie. Préjudiciable pour les autres revendications.
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Que faire ?
Que les syndicats affichent sans réserve leur accord sur le fond de la réforme, quitte à décevoir les agents qu'elles représentent, pour mieux critiquer la tentative de passage en force du gouvernement et discuter avec plus de poids des modalités de cette réforme.
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