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05.10.2007

Délit d'initié chez EADS : Dati vole au secours de Lagardère

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Si seulement elle le pouvait. Mandatée par Nicolas Sarkozy pour dépénaliser le droit des affaires comme il l’avait promis à l’université d’été du Medef, Rachida Dati a installé hier le groupe de travail chargé de réfléchir à la question au moment même où des soupçons de délit d’initié pèsent sur le groupe d’Arnaud Lagardère (premier actionnaire d’EADS), dont le père avait en son temps fait de Rachida Dati sa protégée.
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Les membres de ce groupe réunis, Rachida Dati leur a retranscrit la feuille du route du président. Un seul mot d’ordre : "Je veux que vous soyez libres et inventifs". "Vous êtes libres de vous fixer les critères de dépénalisation qui vous paraîtront pertinents, libres de poser les limites que vous souhaitez, libres d'explorer les matières qu'il vous plaira". On peut compter sur les professionnels du droit bien choisis et les représentants du patronat pour faire preuve de beaucoup d'audace : il faut en finir avec ce "risque pénal excessif qui entrave l'activité économique". De l'air, toujours plus d'air.

Elle a tout de même lancé quelques pistes en dénonçant notamment cette "entrave" à la bonne marche de l’économie qui réside dans le fait qu’une entreprise se rendant coupable d’infractions puisse être sanctionnée "à la fois par l'autorité judiciaire et par une autorité administrative".

C’est précisément le cas du délit d’initié, sanctionné par l’Autorité des marchés financiers mais aussi pénalement : jusqu’à deux ans d’emprisonnement. Quel acharnement : il est simplement question, dans le cas d’EADS, de quelques millions d’euros de plus-value réalisés sur le dos du contribuable, l’Etat français ayant racheté les actions du groupe Lagardère.

Alors bien sûr, ce groupe de travail se gardera de proposer la dépénalisation du délit d’initié ou alors, sans en proposer la rétroactivité : à cette heure, une telle proposition ferait l’effet d’une bombe.
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Il n’empêche : la concomitance du lancement de ce projet de dépénalisation du droit des affaires avec les soupçons de délit d’initié qui pèsent sur le bien connu Lagardère participera à la prise de conscience de l’opinion du fait que Sarkozy, s’il s’est défendu mercredi lors des remontrances adressées à sa majorité d’être "au service d’un clan, au service d’un parti, au service d’une secte, au service d’une petite partie de la nation", qu’il est bel et bien au service d’une classe : celle des patrons. On peut espérer par ailleurs – une simple idée, comme ça - que le "gigantesque plan contre la fraude" du président soit moins bien perçu.

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Commentaires

Et au même moment, R.Dati annonce qu'elle va mettre un frein aux remises de peine : d'un côté on lâche du lest (pour donner encore + de liberté aux patrons) , de l'autre on serre les boulons (pour entraver encore + les taulards... et plaire à son coeur de cible électotal). Soyons décompléxés qu'ils disaient !

Ecrit par : Dko | 05.10.2007

joli, ton nouveau logo

Ecrit par : totolehéros | 05.10.2007

Extrait d'un article sur Jean-Marie Messier dans les coulisses d'EADS.

Un autre grand commis de l'état (ENA, Cour des Comptes tel Michel Bon, JL Harberer, ... ) qui a couté cher au contribuable ...

Carnet d’adresses « éclairci »

Mais le fidèle, le vrai, c’est Arnaud Lagardère, héritier du groupe Matra-Hachette fondé par son père. C’est Jean-Luc Lagardère qui a confié à Jean-Marie Messier son premier mandat, en 2004, avec la vente d’Argil, la banque d’affaires familiale. Arnaud n’a jamais oublié le rôle clé que Jean-Marie Messier a joué pour préserver le groupe familial de la faillite de La Cinq, chaîne de télévision qui faillit précipiter la chute de l’empire Lagardère.

Actionnaire à 15 % d’EADS, Lagardère a aussi plaidé la cause de Messier Partners auprès du groupe de défense pour que sa société de conseil soit retenue comme conseil lors de la cession de son activité de standards téléphoniques pour entreprises (PABX) au canadien Aastra.

Même si son carnet d’adresses s’est « éclairci » , J2M sait toujours tirer le meilleur parti de son entregent et de la complémentarité de ses réseaux français et américains. Lorsque Jo Rice, fondateur du géant américain des LBO Clayton, Dubilier et Rice (CD & R), lui a fait part de son intérêt pour Rexel, alors filiale de PPR, Messier lui offre de rencontrer son PDG, François-Henri Pinault.
Quelques semaines plus tard, Messier retrouve Jo Rice, avec l’héritier Pinault, dans les bureaux de CD & R situés Tour Seagram, au-dessus de l’ancien siège de… VU. « Vous voyez, je ne suis pas superstitieux ! » plaisante-t-il.

....

Une mafia me direz vous ???

Ecrit par : Lequorbo | 06.10.2007

Une argumentation constructive, ça fait plaisir ! :-)

Ecrit par : tarot | 26.10.2009

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